IRONMAN SPIRIT

A quelques heures de l’arrivée des championnats du Monde d’IRONMAN qui se déroulent dans la mecque du triathlon à Kona (Hawai), je tenais à parler de ce sport qui attire de plus en plus de monde. Des pratiquants de tous les niveaux qui sont là dans un seul but : devenir un IRONMAN.

Quoi de plus beau, de plus pur que de devenir un Ironman, cet effort de longue durée avec un triple changement d’activité ?

Quoi de plus beau que de devenir le meilleur nageur, le meilleur cycliste et le meilleur coureur possible ?

Quoi de plus beau que d’apprendre à dominer les éléments, à dominer sa préparation, à se dominer soi même ?

Quoi de plus beau enfin que d’aller au bout d’un rêve de gosse, parce oui j’étais un gosse qui rêvait beaucoup mais un gosse qui n’a jamais perdu de vue ses rêves.

Le triathlon, contrairement aux idées reçues, n’est pas un sport de bourrin, le triathlon, notamment longue distance demande un apprentissage technique et physique dans chacune des disciplines. Une connaissance de soi, de sa préparation, de sa récupération.

L’Ironman est une épreuve de gestionnaire hors pair, de comptables aux grosses cuisses, de gladiateurs aux tenues flashy.

Le triathlon n’est pas un sport de tricheurs, de menteurs le triathlon est un sport d’hommes (ou de femmes), de vrai(e)s !

Nous sommes très loin de ces terrains de football ou des milliardaires aux chaussures colorées se jettent au sol au moindre coup de vent.

Nous sommes là aussi très loin d’un dicton franco-français : « A quoi ça sert de se faire mal ? »

Nous sommes très loin également des souleveurs de fonte, de ces stackhanovistes des miroirs pour qui seule l’image compte. Etre un Ironman c’est s’oublier pour mieux se retrouver. Inutile d’avoir 50 cm de tour de bras ni même de cuisse pour gagner un Ironman, et ce n’est pas Frederik, Chris, Sebastian, Mark qui diront le contraire.

L’Ironman n’est tout simplement pas un sport, c’est un art de vivre, pratiqué à 99% par des amateurs. Ces amateurs sont une élite, oui, l’élite des gens ordinaires, qui passent entre 15 et 35 heures par semaine, sur leur temps libre pour s’entrainer, se détruire pour mieux se construire le physique et le mental d’un homme de fer.

Nous sommes très loin de notre société libéraliste ou seul le résultat compte, loin de tout intérêt financier ou intérêt tout court, on le fait sans but sinon celui de gagner une médaille à la valeur inestimable.

Une médaille en métal avec 8 lettres gravés dessus : FINISHER.

Le FINISHER est un IRONMAN accompli, l’Elite du jusqu’au boutiste. Le FINISHER sera passé par tous les états physique et psychologique par passer la ligne, il est allé au bout de lui même, au bout de sa préparation, de sa course, au bout du bout.

Etre un FINISHER, c’est peut être tout simplement être quelqu’un, et c’est déjà pas mal.

Suivez-moi
  • Facebook Basic Square
  • Twitter Basic Square
  • Instagram Social Icon
Derniers Posts
Posts du mois
Archives
Nuage de mots clé
©2020 Steven Le Hyaric