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KILI BIKE PROJECT DONE !

  • 27 déc. 2020
  • 6 min de lecture

Le Kilimandjaro ou Kilimanjaro est une montagne située dans le Nord-Est de la Tanzanie et composée de trois volcans : le Shira à l'ouest, culminant à 3 962 mètres d'altitude, le Mawenzi à l'est, s'élevant à 5 149 mètres d'altitude, et le Kibo, le plus récent géologiquement, situé entre les deux autres et dont le pic Uhuru à 5 891,8 mètres d'altitude constitue le point culminant de l'Afrique.


Le défi de ce Projet Kili consistait à faire le meilleur temps jamais réalisé entre la Kilema Gate et le pic Uhuru à 5 891,8 mètres d'altitude en une seule fois (one shot). Donc du pied du Kilimanjaro à son point le plus haut. Défi réalisé à vélo pour ma part et à pied pour @PerrineFage (sans vélo), en mode trail running donc. Un défi aussi dur car la première partie est presque tout le temps "courue" donc le cœur reste haut du pied de l'ascension à son sommet.

Cette porte Kilema a la particularité d'être accessible en vélo, moto et 4 x 4 sur une bonne partie du début de parcours. Au total, environ 33km et 4000m de D+ séparent le départ de l'arrivée dont 2000m D+ sur ces seuls premiers 15km, c’est un parcours plutôt roulant (disons plutôt "roulable") dans sa première partie jusqu'au camp 1 : Horombo à 3800m.


Il n’y a pas de difficultés techniques, mais le challenge est d'aller sur le vélo le plus haut possible (et accessoirement le plus vite possible) en tenant compte de l'altitude, des changements de climats, de terrains et de températures, la montagne quoi.


ll y a quelques parties bétonnées (dans les passages les plus abruptes à plus de 25/26%), sinon la plupart du temps ce sont des pistes larges de 4X4 jusqu'au camp 1 en stabilisé mais bien ravinées par les fréquentes chutes de pierres, de pluie et les récents incendies sur le Kili. Nous avions fait le choix d'une reconnaissance de l'ensemble du parcours en mode acclimatation les 4 jours précédents la tentative.

Cela m'a permis de voir qu’il serait impossible de rouler après le camp numéro 2 à Kibo (4750m) et de calibrer des chronos approximatifs sur l'ensemble de cette trace.


L'acclimatation s'est bien passée malgré notre rapide montée à 3700m puis 4700m. Les sensations sont bizarres comme souvent sur ce genre de projet, l'acclimatation juste avant projet implique une légère fatigue physique et mentale la veille et le jour du projet. Des raisons budgétaires à cela essentiellement car la journée supplémentaire dans le parc National du Kilimandjaro coûte 420 euros.





C'est le grand jour. Levé 3h30 du matin pour Perrine et moi ce vendredi 11 décembre 2020. Nous avons prévu de partir entre 4h30 et 5h pour gagner du temps. La journée supplémentaire facturée 420 euros étant effective à 18h si nous sommes pas sorti du parc à cette heure. 4h34 du matin, c'est le départ pour tous les deux, escortés par une indispensable voiture de rangers pour la première partie dans la jungle (quelques animaux assez meurtriers en Tanzanie étant assez actifs avant le lever du soleil. Partir avant l'ouverture du parc à 6h a demandé 4 jours de négociation avec les rangers du parc.


Les conditions climatiques ne sont pas très chaudes : 5 degrés à 5h du matin jusqu'à l'arrivée du soleil vers 7h. Les jambes tournent, Perrine à l'air d'être vraiment dans son projet aussi, je m'arrête régulièrement pour attendre Perrine et la voiture pour des raisons de sécurité. J'aurai le temps de lâcher les chevaux toute la journée.

J'atteint le Horombo camp (3800m) après 3h05 d'effort soit avec 5mn de retard sur mon plan de marche de 3h, rien d'alarmant. Le sensations sont bonnes, le climat est parfait, la lumière magnifique, cela me permet d'apprécier le paysage volcanique mais assez riche de végétations dans sa première partie. Je suis tout seul depuis le kilomètre 10, personne à l'horizon, pour Perrine c'est normal, moins pour me guide qui devait m'accompagner à vélo jusqu'à Kibo (les guides avaient débuté en JEEP.


Je serai seul jusqu'au Kibo camp où je retrouverai Perrine et le climbing guide Peter qui délaissera finalement son vélo lui aussi pour la dernière partie.

A Kibo (4750m), j'ai entre 45 et 1 heure d’avance sur Perrine qui est dans sa prévision, c'est très peu pour pouvoir rivaliser avec elle sur la dernière partie. Nous aimons jouer tous les deux mais nous savons que ce jeu n'a ni de sens ni réellement d'intérêt à cette altitude.




45mn de stop à Kibo pour moi, 15mn pour Perrine, elle se ravitaille toujours plus vite que moi. C'est son côté bonne élève ou c'est mon coté gourmand / prévoyant / papa poule qui prend toujours le dessus dans les phases stratégiques. Je préfère anticiper le pire pour absorber ce qui peut arriver.


45mn pour faire quoi ? Le temps d'enfiler ses affaires d'ascensions, de se changer intégralement pour Perrine, de prendre de quoi manger et boire sur cette dernière partie qui représente plus de la moitié du temps d'ascension pour tous les deux.

Perrine repart même avant moi de Kibo. Je prends mon rythme, Perrine aussi, un poil plus rapide d'entrée de jeu. Les climbing guide sont plus loin, Perrine a perdu le sien dès le départ, il n'ira pas au sommet malgré son courage et son envie. C'est le jeu sur ce genre de fast project.

Pourquoi avoir des guides ? Les climbing guide sont obligatoires sur le Kilimandjaro, j'ai porté mon matériel, mon eau et mon alimentation sur l'ensemble sur parcours mais nous ne pouvons nous déplacer ou du moins monter sans guide et encore plus à vélo. D'autant plus que d'habitude ce sont les guides qui portent le matériel et les vélos des clients sur le Kili.



Nous nous retrouvons avec Perrine au Gilman's Point, 5750m, elle est frigorifiée, je lui donne mes fringues d'expéditions, mon guide lui donne quelques fringues aussi. La dernière partie est enneigée (jusqu'à 1m20 à l'approche du sommet), sale temps pour les pousseurs de vélos, les orages sont omniprésents, il n'y a plus personne là-haut. Il fait désormais sous les zéro degrés et ça descendra jusqu'à -10 au sommet avec le vent.



Mon guide est touché par la foudre et tombe à deux reprises. C'est un phénomène récurrent sur le Kili et très dangereux et meurtrier là haut. Je le ramène derrière une barrière de rochers, lui demande de rester à l'abri pendant notre summiting et demande à Perrine de continuer, elle hésite mais vient finalement avec moi.



Nous sommes touchés également par la foudre, c'est perturbant, une espèce d'onde électrostatique nous parcours tous les deux. On sent que c'est limite, mais je sens que ça va le faire. Je porte, pousse le vélo dans les roches et la neige épaisse jusqu'à 1m20 à certains endroits, Perrine s'accroche, les larmes aux yeux mais la rage au ventre. Peter mon guide, revient à quelques mètres du sommet et s'excuse. No problem Peter, la montagne est dangereuse.


Je termine l'ascension main dans la main avec Perrine et le vélo dans l'autre main en 11 heures 40 minutes et 27 secondes.


L'émotion est immense, tellement fier de Perrine et encore une fois assez fier de moi et d'avoir réussi une nouvelle lubie non pas obsessionnelle mais totalement sensée pour moi : mettre mon vélo partout, tout le temps et sans l'aide de personne.



Nous n'avons néanmoins pas le temps de savourer vu les conditions climatiques au sommet. On fonce pour redescendre, ensemble jusqu'à peu plus bas que Gilman's Point et ensuite je fonce sur le vélo jusqu'à Kibo, un plaisir de gosse m'envahit, je réalise que c'est fait, je suis allé avec un vélo là haut.




A ma connaissance c’est la première fois que quelqu’un va aussi vite en haut du Kilimandjaro en une seule fois à vélo. Dois-je appeler le Guinness pour ça ? Possiblement, un jour l'envie me prendra mais l'essentiel est tellement ailleurs.


Je ne fais pas cela pour accumuler des records tous aussi insensés les uns que les autres et me gargariser de prouesse à bicyclette mais bien parce que c'est là que je suis le plus heureux, sur les routes hautes, les absolus montagneux, désertiques et volcaniques. Je fais ça pour moi, je fais ça pour tous les cyclistes du Monde et pour tous les jeunes qui rêvent de réaliser leurs rêves. Je fais ça pour leur dire tout est possible dans la vie.

17 commentaires


What an incredible journey and a testament to human endurance and spirit. Reading about such a challenging expedition reminds me of the discipline I try to maintain in my own daily life, especially during the long hours of the day. I often find myself reflecting on these stories of perseverance while waiting for iftar time virginia to finally settle down and recharge with my family.

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Kyle Richards
Kyle Richards
10 févr.

I liked reading about the Kili Bike Project because it feels inspiring to see a big effort reach completion and help a community in a real way. Last term when I was stuck on a tricky part of my coursework I used Early childhood education assignment help to get past a tough section so I could focus on stories like this without stress. That taught me that finishing hard tasks early makes room for real inspiration.

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Hao Jiang
Hao Jiang
28 janv.

The language style is relaxed and https://1v1-lol.cc/ humorous, making it stress free to read

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Hao Jiang
Hao Jiang
28 janv.

I was bummed when I initially missed the https://planet-clicker.co event,

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